HISTOIRE ET PATRIMOINE

Histoire

Avant la période historique, l’homme était certainement largement installé sur le territoire de la commune. Des silex taillés, des haches de pierre polie ont été trouvés en différents endroits.

De l’époque gauloise nous reste des statuettes en bronze trouvées à Puy-Chabot et surtout une magnifique statue d’Epona, déesse protectrice des chevaux, dont l’original se trouve au musée de Saint Germain-en-Laye.

Une réplique en plâtre est exposée au musée de Fontenay-le-Comte.

De l’époque gallo-romaine, l’Orbrie devait être un point stratégique important. Des restes nombreux en témoignent : fragments de tuiles romaines plates à rebord, la tégula, trouvés en Bône, vestiges caractéristiques de camps fortifiés à « Saint Luc », « Sauvaget » et « Puy-Chabot ».

Des résidences et des exploitations agricoles  étaient certainement installées au nord du village, au lieu-dit Court, du latin « Curtis » le long de la vallée du Riel.

Les invasions franques et la chute de l’empire romain semblent avoir été sans conséquences sérieuses pour la région, autochtones et conquérants vivent côte à côte.

De ces temps anciens des noms de famille nous restent : Vincent (Vincentus), Maingueneau (« Mein-Gott »).

Le Moyen Age, a provoqué une première structuration du village.

Des « fiefs » dont les noms nous sont restés se créent : « Fief Garnier », « Fief aux Prêtres », « Fief du Pin », « Fief de la Grange », « Fief des Chiron».

Fief : Bien, droit ou revenu qu’un vassal tenait de son seigneur.

Un prieuré dépendant de l’abbaye de Bourgueil s’installe au même titre que le monastère de Saint Pierre le Vieux.

Ce prieuré était situé au 5 impasse du Centre.

La population vit surtout de la forêt proche. Des noms de famille comme Robuchon en sont témoins.

Cependant les cultures s’organisent, utilisant au mieux les prairies riches mais humides, les terres du nord lourdes, mais surtout des flancs calcaire où la vigne s’installe rapidement.

L’Orbrie devient village de vignerons, elle prend Saint Vincent comme patron.

Pendant la guerre de Cent ans, comme Fontenay-le-Comte qui eut un gouverneur anglais, l’Orbrie connait la domination anglaise.

De la Renaissance, nous reste des vestiges à Beauval qui semble avoir été une dépendance de « la Court ».

Pendant les Guerres de religion, l’Orbrie échappe aux désastres que connut Fontenay-le-Comte.

Cependant ses habitants semblent avoir pris de sérieuses précautions afin de se protéger.

La Révolution ne semble pas avoir laissé d’autres traces que le « refus du serment » de l’Abbé Ramier, curé de l’Orbrie, originaire de Saint Hilaire de Voust.

Les guerres de Vendée se déroulèrent au Nord du Département en « Vendée Militaire ».

L’origine du nom

L’origine du nom est incertaine, on en a discuté et on en discute encore. L’orthographe ancienne est souvent Lorberie ou L’Orbeyrie.

Le plus ancien document connu, charte latine de la fin de l’onzième siècle fait mention de la Villa Orbeia. Cette villa, au sens latin du terme d’exploitation agricole avec maison de maître était très probablement située au nord du village, là où furent trouvés des restes d’une importante implantation gallo-romaine.

Son propriétaire devait s’appeler Orbeius, d’où le nom de la Villa et par la suite du village.

La Déesse Epona

Au cours de l’été de 1953, deux morceaux d’une statuette équine et sa cavalière sont découverts au lieu-dit La Bobinière, puis cédés au musée des Antiquités Nationales, à Saint-Germain-en-Laye.

Il s’agit de la représentation d’Epona, divinité protectrice des chevaux, des cavaliers et des écuries. Originaire de Gaule, son culte s’est répandu dans tout l’Empire Romain.

Tout laisse à supposer que la statuette est due à un artiste local : les disproportions entre le cheval et sa cavalière, et la position de cette dernière, accolée au flanc droit du cheval plutôt qu’assise en amazone.

Epona est vêtue d’un long vêtement lui couvrant les jambes ; un collier lui orne le cou. Ses cheveux séparés par une raie médiane, coiffés en bandeau, sont pris à l’arrière dans un voile.

Une copie de cette statue est conservée au musée de Fontenay-le-Comte.
LIEN : musee-archeologienationale.fr

Le Blason

Blason de La Mairie de L'Orbrie 85200

A la droite du blason sont représentées les armes de la famille de Chabot.
Guillaume de Chabot s’était établi sur le territoire de la commune actuelle vers 1040.
A gauche, figurent les armes de la famille de Suyrot, seigneurs de L’Orbrie de 1575 à 1667.
Le peuplier d’argent évoque l’étymologie de L’Orbrie, qui signifie blanc.

A propos des Papiers Peints

Ces papiers peints panoramiques recouvraient les murs situés dans le vestibule du Logis « La Pavée » où se trouve actuellement la mairie de L’Orbrie.
Cette série intitulée « L’Eldorado », créée en 1849 par Hehrmann et Zipélius, comportait 24 lés. Après examen, il s’est avéré que l’on avait là un exemple unique de papiers peint, unique en Vendée et même en France.
Ces papiers peints, datant du début du 19ème siècle ont été classés comme OBJET au titre des Monuments Historiques.
Les papiers peints ont été imprimés par la maison ZUBER & Cie, implantée dans l’Est de la France (Alsace). Cette manufacture demeure la seule usine au monde à fabriquer des papiers peints et des tissus d’ameublement sur planche.
Une partie de ces papiers peints ont été restaurés et sont visibles à la bibliothèque municipale Clod’aria de L’Orbrie.

Le Parc de La Grotte

Zacharie Pichard De La Blanchère, maire de L’Orbrie de 1816 à 1822, fit à la fin du 18ème siècle ou au tout début du 19ème siècle reconstruire un petit pavillon de chasse pour en faire la maison que nous connaissons actuellement. Zacharie avait épousé Henriette Brisson, dont la famille possédait le Pinier. En 1809, tous les prés constituant la partie droite du Parc jusqu’à la Noue étaient en vignes ainsi que ceux bordant le chemin à l’extérieur des murs ; Il en reste une ou deux. Cet ensemble de biens fut acquis par Nivard, ancien maire de L’Orbrie de 1831 à 1848. Nous avions là, à cette époque, une grosse propriété viticole, Saint Vincent, patron de la commune, avait alors tout son sens.
Pas de plan du parc, ni d’architecture paysagiste connu. Le dessin est classique des parcs anglais de l’époque mais simple : large dégagement devant la façade, des bosquets à droite bien dessinés le long d’un vallonnement artificiel bordé par une bambouseraie qui donne une note d’exotisme.
Les essences rares, ginkgo biloba magnolia, pin maritime, buis, if, sont caractéristiques de ce type de jardin, un peu envahi par des espèces indigènes. Ce parc inspira de belles pages à Alphonse de Châteaubriant qui y écrivit Monsieur des Lourdines, Prix Goncourt 1911.
La source qui alimente le puits sur la rue fut captée dans une grotte fraîche construite de toutes pièces avec bancs et table en ciment bois, un autre puits profond au centre. La rivière serpente dans un lit de ciment et est enjambée par un pont toujours en ciment bois, pour, après avoir franchi le mur d’enceinte, alimenter en eau claire Le Lavoir et le grand bassin qui faisait jadis le centre du potager.

La Grotte

Cette grotte n’est pas naturelle. Elle a été aménagée au milieu d’un parc d’influence anglaise où l’on retrouve quelques essences remarquables comme le magnolia, le ginkgo biloba.
Son décor rappelle celui des grottes karstiques creusées par l’érosion de l’eau. La source qui s’en échappe, après un parcours sinueux artificiel lui aussi, passe sous un petit pont de béton et s’en va alimenter un lavoir.

Église Saint-Vincent

Historique : La première mention d’un lieu de culte à L’Orbrie apparaît dans les textes à la fin du XIIe siècle. A l’origine, l’église Saint-Vincent de L’Orbrie est une cure qui dépend de l’évêque de Maillezais. L’église Saint-Vincent comportait deux petites chapelles, l’une dédiée à la Sainte-Vierge et l’autre au Saint Sauveur. En 1802, l’édifice est dit « en très mauvais état ».

Architecture : Au début du XIXe siècle, l’église Saint-Vincent tombe peu à peu en ruine. En 1831, elle s’écroule. Dès lors, une souscription est ouverte pour sa restauration. En 1865, le clocher, dessiné par Octave de Rochebrune est remonté. La nef et le cœur sont totalement reconstruits en 1899 sous la direction de Mr Charrier, architecte au Sables d’Olonnes. Son plan est en forme de croix latine, avec une nef unique, un transept et le chœur.

Mobilier : Le confessionnal en bois du XIXe siècle est remarquable. Il est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historique depuis 1990. La statue de saint Vincent, en bois, date de 1835. Elle est l’œuvre du sculpteur nantais, Henri Barrême. Saint-Vincent porte la grappe de raisin et la palme traditionnelles.

Autel : A la base de ce très bel autel se trouve une peinture sur cuivre. L’œuvre est une copie de la Cène de Léonard de Vinci.

Réfection du Clocher :
En juillet 2004, la foudre s’abat sur le clocher, l’éventre et provoque de graves chutes de pierres. Le restant de maçonnerie alors encore en place, est très instable et menace de s’effondrer à son tour.

Au vu du caractère d’urgence et par souci de sécurité publique, les travaux de réfection du clocher sont réalisés durant le premier trimestre 2005.

La Fondation du Patrimoine a exceptionnellement décidé de soutenir cette opération, en lançant une souscription publique.

Les Orbriennes et Orbriens ont répondu généreusement à cet appel.

Porche de la Cour

La Cour jusqu’à la Révolution est la seigneurie de L’Orbrie. Elle comprend la propriété actuelle et celle de Beauval. Ce porche à la fois charretier et piéton, d’inspiration Renaissance, desservait les deux logis. Au-dessus de la petite porte, dans un cartouche, une inscription, difficilement lisible aujourd’hui, souhaite la bienvenue aux visiteurs.

Logis de La Pavée

Cette propriété directoire est au XVIIème siècle propriété des familles du Paty et Pichard de la Blanchère. Elle est sans doute construite par Charles-Zacharie Pichard du Paty.
Les trois enfants, Henri, Suzanne et Louise, sont les bienfaiteurs du village : ils créent des écoles et un terrain de sports, et participent à la reconstruction de l’église.
Le logis renferme des papiers peints panoramiques Zuber qui décorent l’entrée et la salle à manger.
Le logis est aujourd’hui propriété de la commune où est installée la mairie tandis que le parc anglais est propriété du Conseil Départemental.

Logis les Arçonnières

Adossé à la forêt, ce logis domine la vallée de la Vendée. A l’origine, le domaine comprend maison de maître, borderie*, métairie* et diverses pièces de terre.

*borderie  – métairie : Une borderie est une exploitation agricole petite ou moyenne (moins de 10 à 15 ha). Dans l’ouest de la France, il existe deux sortes d’exploitations agricoles : les grandes sont les métairies (elles font 20 à 60 ha selon les régions), les petites qui font moins de 15 ha et souvent moins de 10 s’appellent soit closeries soit borderies, bordages.

Logis de la Folie-Brunetière

Ce logis, qui domine le cours de la Vendée, a appartenu à la famille de Ferdinand Brunetière, critique littéraire et académicien (1849-1906).
Maître de conférences à l’Ecole normale supérieure, secrétaire de la rédaction puis directeur de La Revue des Deux Mondes, Ferdinand Brunetière a surtout publié des ouvrages de critique littéraire, tels « Le Roman naturaliste » et « Manuel d’histoire de la littérature française ».En 1 893, il entre à l’Académie française.
La propriété est rachetée en 1 889 par le docteur Audé, l’un des premiers chirurgiens de Fontenay-le-Comte.

Logis Le Ranquinet

Ce logis est le siège d’une petite seigneurie dès le XVIIe siècle. Au XIX siècle, des remaniements du bâtiment lui donnent son aspect actuel. La terrasse sud est fermée en partie par une grille en fer forgé du XVIIIe siècle. Deux initiales y témoignent des noms d’anciens propriétaires : « D » pour Durand de La Chalandry, et « G » pour Guery de La Barre.

Logis de Puy-Rocher

Cette « folie » a été construite à la fin du XIXe siècle par un aviateur argentin tombé sous le charme des paysages environnants. L’utilisation de la brique rouge tranchant sur le calcaire blanc donne à la maison un aspect riant.

Relais de chasse, Puy Chabot

Puy-Chabot doit son nom à sa situation élevée « podium ».

Les Puys sont nombreux en France. En Auvergne, ils désignent les anciens volcans.

Dans notre région, nous trouvons le Puy-du-Fou et son château, dans le bocage, Puy-de-Serre, à L’Orbrie même, Puy-Rocher et enfin Puy Sault devenu par dérivation Pissotte.

Puy-Chabot , sur la rive gauche de la Vendée et Roc Saint Luc sur la rive droite portaient chacun un « Oppidum » protégeant le camp romain de Sauvaget.

C’est la famille CHABOT qui possédait ce fief au Moyen Âge. La Seigneurie de Puy-Chabot relevait des Seigneurs de Vouvant et Mervent.

Le Lavoir

Juchée sur une colline, la commune possède plusieurs sources qui jaillissent au pied de celle-ci ou à flanc de coteau. L’une d’elles alimente ce lavoir. Son pourtour est soigneusement pavé. Sur la gauche, le puits ne possède ni treuil ni poulie, l’eau affleurant à moins de 1 mètre.

Puits commun

Ce puits en bordure de la rue principale est un puits commun. Aussi le mur de la propriété voisine le contourne-t-il soigneusement. La poulie est supportée par une élégante armature en fer forgé.

Puits à balancier

Ce puits à balancier, dit aussi «sarrasin », est d’un type assez rare dans la région. La grande perche pivote sur un pieu vertical. Deux pierres à un bout faisant contrepoids, le seau plein d’eau est remonté sans peine. A côté du puits, un grand bassin de pierre appelé «timbre » permet d’avoir une réserve d’eau.

Usine de la Balingue

Le SIAEP (Syndicat International d’Alimentation en Eau Potable) de la Forêt de Mervent, producteur d’eau potable, adhère à Vendée Eau à qui il a confié la distribution de l’eau potable sur les 53 communes de son territoire.
L’usine de traitement d’eau potable de Mervent appartient au SIAEP de la forêt de Mervent.
Edifiée en 1956, l’usine existante est alimentée exclusivement par la prise d’eau brute dans la retenue de Mervent. L’usine est bâtie au pied du barrage, sur la rive droite de la rivière « la Vendée ». L’eau traitée est dirigée vers les réservoirs de la Balingue. La filière de traitement des boues est également implantée sur ce site.
Le besoin de moderniser la filière de traitement et les futurs travaux de consolidation du barrage ont rendu nécessaire la construction de l’usine de la Balingue, sur le site des réservoirs de la Balingue.
D’une capacité de production de 40 000 m3/jour, l’usine de la Balingue est appelée à devenir un maillon essentiel des infrastructures d’eau potable de la Vendée. De plus, l’usine sera intégrée d’un point de vue architectural et paysager, afin de ne pas dénaturer le site forestier.

La production de l’usine est la plus importante (6 000 000 m3 par an) car elle fournit de l’eau potable au-delà des limites du Syndicat et aussi à l’extérieur de la Vendée.

LIEN : www.vendee-eau.fr